Collège Lycée

Lieux de préparation à la vie citoyenne, culturelle, scientifique, technique ou professionnelle

    Prix Saud Bahwan

    de l’excellence éducative

    2008

“IL y a plus de valeur dans un seul enfant  que dans tout l’or du monde”

La création du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative

Le 3 juillet, à la questure de l’Assemblée nationale, SOS Education attribue pour la première fois le ” Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative ” à trois lauréats. Ce Prix distingue les professeurs des écoles, universités et les autres personnes qui travaillent dans le but d’améliorer l’éducation pour les enfants de France, et notamment les élèves de l’Education nationale.

Ce prix a pu être créé grâce au don généreux qu’a adressé à SOS Education Monsieur Saud Bahwan, qui est le président directeur général du Saud Bahwan Group - une entreprise de 4 milliards de dollars spécialisée dans l’importation et la commercialisation d’automobiles à Oman.

M. Saud Bahwan est un généreux philanthrope qui s’engage dans de multiples projets de charité, dont ceux qui fournissent de la nouriture et des soins médicaux aux personnes dans le besoin, qui créent des orphelinats, qui construisent et financent des centres pour les enfants handicapés, et qui font entre autres, du soutien scolaire aux enfants qui n’en ont pas les moyens.

Le don de M. Saud Bahwan a permis à SOS Education de récompenser les enseignants, chefs d’établissement et les professionnels de l’éducation qui travaillent pour l’Education nationale et pour l’éducation des enfants défavorisés.

M. Christophe BESSAC, chef d’établissement dans le secteur public, qui a redressé de manière spectaculaire une situation difficile au collège Paul-Eluard de Châtillon (Hauts-de-Seine) - Premier Prix ;
M. Jean NEMO, journaliste, créateur de la ( www.lalibrairiedesecoles.com ), qui édite d’excellents livres de classe conçus selon les méthodes d’enseignement traditionnelles – Deuxième Prix ;
M. Bernard BUFFARD, professeur de l’enseignement technique et co-auteur, avec Mme Agathe Berthier, d’un livre intitulé ” Collège-lycée : service public d’éducation ? “, pour sa contribution à la réflexion sur l’enseignement - Troisième Prix.

L’hésitation nationale est à son comble…

En effet, la réforme du lycée, tant attendue, va devoir encore attendre.

Il est vrai que rien ne presse - tout va bien - nous sommes en perte de vitesse sur le plan économique, le chômage des jeunes ne faiblit pas et les sorties sans qualification, du système éducatif, restent toujours aussi nombreuses.

Cette réforme du lycée est devenue indispensable à plusieurs titres :

  • L’attente de cette réforme démobilise les acteurs du système éducatif qui ne peuvent construire une réflexion de mise en Å“uvre, sur du sable
  • La société est en perpétuels changements, mais les fondamentaux doivent être repris et amplifiés.
  • L’efficacité et la modernité doivent être au cÅ“ur de la démarche.

Certes cette réforme du lycée n’a peut être pas fait l’objet d’une consultation suffisamment large et complète, mais il semble que les fondamentaux aient été respectés dans les propositions faites par Xavier DARCOS.

En classe de seconde, pour le tronc commun, les matières retenues étaient : Le français et l’histoire géographie pour répondre à des besoins de communication et de connaissances générales, deux langues vivantes pour être en phase avec l’international, les mathématiques et les sciences expérimentales pour appréhender les divers phénomènes environnementaux actuels et enfin l’éducation physique et sportive pour garder un équilibre physique et psychique.

Le volume horaire de cet ensemble était sans doute un peu juste pour une approche satisfaisante : 21h hebdomadaires.

Au-delà de cet enseignement incontournable nous retrouvions une série de 20 modules de 3h chacun (l’élève ayant à choisir 2 modules au premier semestre et deux autres au second).

Si les modules proposés étaient très importants au regard de certains, ils n’étaient nullement nécessaires dans le tronc commun. Il en était ainsi des ” Sciences économiques et sociales ” et d’ ” Initiation aux sciences de l’ingénieur “.

Ces modules étaient susceptibles de donner aux jeunes une ouverture leur permettant de mieux s’orienter en fin de seconde – ce qui est essentiel pour leur avenir.

Néanmoins, il semblait que les modules retenus manquaient un peu d’imagination et auraient pu être enrichis d’un module ” Innovation ” et d’un module ” Environnement “, ce qui correspondrait mieux aux besoins actuels – ces démarches étant devenues la clé du succès de notre économie.

A cela il convenait d’ajouter 3h par semaine dédiées au soutien, à l’organisation du travail scolaire, à l’aide à l’orientation, une véritable innovation si leur mise en œuvre était parfaitement respectée dès le départ.

Voilà pour le fond de la réforme de la classe de seconde. Sur la forme, le recul du Ministre (soit disant à cause des manifestations des jeunes dans la rue) est une erreur politique.

Qui l’imagine, l’an prochain, représenter sa réforme du lycée ?

Les jeunes, poussés par les adultes, redescendront à nouveau dans la rue jusqu’au retrait complet de la réforme et à la démission probable, à nouveau, du ministre de l’éducation nationale.

Est-ce le souhait du Président de la république, du Premier Ministre, de tous les Français ?

Le souhait de tous, me semble t’il, est de faire évoluer notre système éducatif afin qu’il permette de mener 95 % des jeunes à l’emploi très rapidement.

C’est ce qu’attendent les Français, pour eux, pour leurs enfants et la survie des emplois dans notre pays.

Bernard Buffard

57 500 St Avold

Janvier 2009

Innovation & Industrialisation :


deux composantes de la compétitivité

Ces deux démarches sont essentielles pour l’avenir de l’industrie française. Elles sont mêmes indispensables à la survie et au développement des technologies et de l’emploi, plus particulièrement au cours de cette période économique difficile.

En effet, nous subissons de plein fouet une crise financière dont les conséquences se sont très rapidement faites sentir dans le secteur industriel du fait de la récession des crédits à l’investissement et à la consommation.

Cette situation va sans doute perdurer. Nous devons donc mettre à profit cette période pour redoubler d’imagination, créer, innover et mettre en œuvre de nouvelles méthodes et démarches d’industrialisation de produits.

C’est sans doute une opportunité pour mieux rebondir. Il nous faudra donc être prêts lors de la reprise d’activité ; susceptible d’être amplifiée au cours de la période qui suivra.

Il s’agira donc pour la jeunesse d’aujourd’hui d’être encore plus créative, plus entreprenante qu’hier, mais ce sera un challenge passionnant !Tous les secteurs d’activité industrielle sont concernés : industrie automobile - construction navale, aéronautique et ferroviaire - industrie des équipements mécaniques, électriques et d’électronique - industrie du bois, des plastiques - industrie de l’habillement, de la pharmacie, de la parfumerie - industrie agroalimentaire - énergie - chimie…

La stratégie dite de Lisbonne : politique Européenne en matière de recherche et développement, lancée en 2000, visait l’objectif de 3 % du PIB à l’horizon des années 2010 pour faire en sorte que l’Europe devienne ” l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde “.

Par ailleurs l’Union Européenne veut faire de 2009, l’année Européenne de la créativité et de l’innovation.

Mettons ce ralentissement économique à profit pour réfléchir à de nouvelles stratégies (produit, procédé, organisation, marketing..).

Cela devrait nous permettre de :

  • répondre aux besoins individuels et collectifs des consommateurs que nous sommes tous
  • nous maintenir au cÅ“ur de l’esprit d’entreprise. Il est plus valorisant de travailler dans une entreprise (administration) qui innove, qui évolue.
  • rester compétitif en terme de qualité, coût et délai de production.
  • sauvegarder les emplois et en créer de nouveaux.
  • Les défis à relever grâce à l’industrialisation sont très importants :

  • réduire le coût de la production afin d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs
  • tenir compte de l’impact sur l’environnement
  • améliorer la qualité et la fiabilité des produits
  • assurer une meilleure sécurité des salariés et favoriser l’amélioration des conditions de travail.
    L’innovation et l’industrialisation sont donc des facteurs clés de la croissance et de la création d’emplois.

Pour tous les jeunes qui s’impliqueront dans ces domaines ce sera un véritable défi à relever, mais

quel beau programme en perspective !

Bernard BUFFARD

Février 2009

57 500 - Saint-Avold

Ministère de l’éducation nationale    www.education.gouv.fr

Association Jeunesse et Entreprises         www.jeunesse-entreprises.com

Editions DIATEINO               www.diateino.com

Fédération de parents d’élèves : Apel         www.apel.asso.fr

Fédération de parents d’élèves : PEEP        www.peep.asso.fr

Contribuables associés           www.contribuables.org www.lecri.fr (le journal)

Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques       www.ifrap.org

SOS éducation - Association indépendante pour la défense de l’école       www.soseducation.com

Héritage & Progrès         www.heritage-progres.com

Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques – AMOPA-      www.amopa.asso.fr

Jacques MARSEILLE     www.jacquesmarseille.fr

Conférence à Saint Avold, en décembre 2009, à la demande du LIONS’Club de Saint Avold, sur le thème des relations Ecoles- Entreprises

La reconquête du mois de juin.

Ce qui semblait utopique, il y a moins de deux ans encore, devient progressivement une réalité.

Depuis de nombreuses années, les élèves des lycées se retrouvaient en “ chômage technique ” (vacances) dès le début juin et parfois même avant. Ils perdaient ainsi chaque année 10 % de l’enseignement qui leur était dû pour réussir leurs études.

Certes, les jeunes n’étaient pas mécontents, mais le service public était largement défaillant. Le ministère s’est enfin attelé à la tâche en resserrant le planning du déroulement des épreuves d’examen des Baccalauréats (général, technologique et professionnel).

En effet, depuis 2008, une première étape a été mise en place dans une quinzaine de départements pilotes pour réduire l’impact du déroulement des épreuves sur la scolarité des jeunes. Après cette première expérimentation réussie, en 2009, c’est une étape plus importante qui est mise en oeuvre : réduction de l’amplitude des épreuves, calendrier des conseils de classe et des commissions d’appels fixés, désormais, par le ministère pour éviter les dérives.

Certains élèves, souvent avec la bénédiction des parents, profitaient de la désorganisation provoquée par le déroulement des examens et des dates précoces des conseils de classe pour s’absenter pendant plusieurs semaines. Or, faut-il le rappeler le calendrier scolaire est fixé pour tous au plan national et la scolarité reste une obligation légale en France.

Les établissements sont désormais chargés, eux, d’assurer un service d’enseignement jusqu’au 15 juin minimum, les conseils de classe ayant lieu après cette date, sauf pour les classes terminales. Les commissions d’appels ayant lieu vers le 25 juin.

Des marges de progrès sont encore possibles pour réduire l’impact sur le temps scolaire : organiser les épreuves pratiques après les épreuves écrites des Baccalauréats, optimiser les surveillances des épreuves écrites en regroupant les candidats dans des grandes salles, organiser la correction simultanée de toutes les épreuves sur un minimum de temps (sur une ou deux journées afin de bénéficier de tous les enseignants pour la surveillance de toutes les épreuves), etc..

Enfin une dernière étape importante reste à franchir (le ministère ayant privilégié la prudence en mettant en place progressivement ces transformations) : celle de la réorganisation des épreuves des Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS). Aujourd’hui les premières épreuves se déroulent à partir du 15 mai, pour un jury final au début juillet !

Une proposition raisonnable pour une optimisation maximale : mettre en place les épreuves écrites de tous les BTS la semaine précédent celle des épreuves écrites des Baccalauréats suivie des épreuves pratiques, des corrections et enfin des jurys.

Vous pouvez retrouver toutes ces propositions détaillées, faites l’an dernier, dans un rapport sur : “ Le déroulement des épreuves d’examen : analyse et propositions ” en cliquant sur le lien suivant :

http://www.recherche-education.org/publications_pa.php3?id_rubrique=24

En tenant compte de cette nouvelle organisation, les élèves pourraient bénéficier, enfin, d’un enseignement à temps complet jusqu’à la fin juin en classe de seconde, jusqu’aux épreuves anticipées pour les élèves de première, et jusqu’au 10 juin environ pour les étudiants de BTS.

Un temps d’enseignement supplémentaire au profit de la réussite des jeunes. N’est-ce pas là un objectif capital lorsque le taux de chômage des jeunes avoisine les 25 % ?

Bernard Buffard

Mai 2009

L’orientation : au service des jeunes et des familles ?

S’orienter c’est trouver son chemin – orienter c’est aider à trouver son chemin. Ce sont les propos mêmes de Xavier DARCOS, à Lyon en septembre dernier, lors d’une conférence sur le thème : “ gérer les transitions : l’orientation tout au long de la vie ”.

L’orientation est un sujet très important, qui ne doit pas être abordé à la légère, du fait de l’engagement pour une vie professionnelle future et du besoin croissant de qualification.

Par ailleurs, l’orientation est un acte pédagogique particulièrement délicat.

Mais sommes-nous sur la bonne voie pour espérer apporter une réponse à la hauteur des attentes des jeunes et des familles ?

Certes 50 % des jeunes ont une idée assez précise du métier qu’ils souhaitent exercer plus tard, mais pour l’autre moitié il est nécessaire d’y consacrer du temps et de mutualiser les énergies, finalement de se mobiliser davantage.

Concernant les Forums métiers, ils nécessitent d’être organisés de manière plus structurée.

Aujourd’hui, les démarches sont encore trop dispersées, entraînant un gaspillage financier et idéologique important : opposition public- privé, formation initiale- apprentissage, grandes écoles- université. Quand verrons-nous tous les acteurs réunis pour mener des actions d’information communes et objectives au bénéfice des jeunes ?

Lors des Forums métiers, ce sont bien les métiers (artisanat, industrie, bâtiment, services, santé, administration, professions libérales,…) qui doivent être mis en avant et non les formations, l’essentiel étant de favoriser le dialogue entre les professionnels et les jeunes à la recherche d’une voie les menant vers un emploi conforme à leurs valeurs et leur apportant la reconnaissance à laquelle ils aspirent.

Trouver la formation ad hoc pour y parvenir est un jeu d’enfant accessible à tous grâce à Internet.

C’est pourquoi le rôle des conseillers d’orientation psychologues, en relation avec les enseignants et les parents, est d’accompagner chaque jeune, individuellement, de façon personnalisée, dans sa recherche, en analysant ses souhaits, ses goûts, ses aptitudes, son intuition. Cette analyse le mènera sans doute vers de nouveaux horizons. Les liens entre ce triptyque d’acteurs sont d’une importance capitale pour garantir une véritable analyse globale des compétences et des aptitudes. C’est le coaching.

Des outils utiles sont présentés dans l’ouvrage réalisé par Pascale Marmara et Jeanine Over de Linden : “ Orientation : aidons les jeunes à construire leur avenir ” aux Editions Diateino.   www.diateino.com

Pour y parvenir, les acteurs de l’orientation sont invités à participer aux nombreuses démarches initiées par l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie dans le cadre des Journées Nationales Portes Ouvertes (JNPO) qui se déroulent en octobre de chaque année, mais aussi aux actions menées par les clubs Jeunesse et Entreprises (AJE) proposant des rencontres “ découverte des entreprises ” tout au long de l’année.

L’échange entre les dirigeants d’entreprises et les enseignants ou conseillers d’orientation est une source d’information précieuse, et permet de mieux comprendre le métier de l’autre.

Par ailleurs, les jeunes eux même doivent bénéficier d’un soutien logistique pour découvrir le monde du travail : ses attentes, ses atouts, mais aussi ses contraintes et ses débouchés.. Il est donc souhaitable qu’ils se rendent compte, sur le terrain, des différentes facettes des métiers, des conditions de travail, des évolutions de carrière possibles, de l’accomplissement personnel dans l’emploi. Ces démarches doivent être amplifiées dans les collèges et les lycées. L’association Jeunesse et Entreprises joue, là encore, un rôle déterminant grâce à l’action  “ un parent- un métier ”.

Enfin, la mise en place d’un carnet de suivi d’orientation, tout au long de la scolarité du jeune, permettrait une certaine traçabilité des démarches engagées (rencontres, visites, échanges, …)

Toutes ces propositions figurent dans l’essai dont je suis coauteur “ Collège-lycée : service public d’éducation ? ”

C’est en développant l’information, la sensibilisation, les visites de terrain, les stages que nous pourrons changer l’image de certains métiers et améliorer l’orientation des jeunes.

Bernard BUFFARD

Mars 2009

57 500 - Saint-Avold